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La mort de khaled ibn al-walid Khaled Ibn Al-Walid, sur son lit étendu, Allait mourir. Il dit : « Allah m’a entendu Maintes fois, et il m’a donné la victoire. La lance et l’épée ont écrit des histoires Sur ma chair, et je n’ai jamais fui un combat ! J’ai combattu comme chef et comme soldat, Mon dos était de fer et j’avais la main sûre, Mais je me découvre souvent des blessures, Un coup d’épée par-ci, une flèche par-là ! J’ai combattu pour Dieu, jamais je n’étais las ! Quand des braves fuyaient les champs de bataille, J’y restais, recevant les coups et les entailles Comme un hôte reçoit de nombreux invités. Combien d’assauts donnés, et si peu d’évités ! Une fois, j’ai cassé sur mes ennemis neuf sabres, Dans un combat ; j’eusse déraciné des arbres, Extirpé les pierres des monts, et dans les cieux Volé la foudre, afin de combattre pour Dieu ! J’aimais plus qu’être avec mes enfants et ma femme, Assaillir mes ennemis, et autour d’une flamme, Être avec mes frères, dans le froid de la nuit, Pour attaquer avant l’heure où le soleil luit ! Ah ! j’eusse aimé mourir au milieu des armes Et non dans le repos, mais dans le vacarme, À pied, sur un cheval, frappant, frappé, vainqueur ! Le Prophète m’appelait le sabre du Seigneur, Et voici qu’aujourd’hui dans mon lit je trépasse Comme mourrait une vieille chamelle lasse ! Mais je me réveillerai sous un autre soleil ; |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 6 septembre 2020
La mort de Khaled Ibn Al-Walid
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