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RE-La feuille flétrie
D’après le poème « La feuille flétrie » d’Élisa
Mercœur (1809-1835) duquel je ne garde ici que la première strophe
Pourquoi tomber
déjà, feuille jaune et flétrie ?
J’aimais ton
doux aspect dans ce triste vallon.
Un printemps, un
été furent toute ta vie,
Et tu vas
sommeiller sur le pâle gazon.
Le vent est si
puissant, et tu es si faible !
Tu étais
tranquille, jadis, dans ta maison,
Et voici que
loin de ton arbre tu trembles
Et que t’exile
la tyrannique saison.
Tu es soudain
tombée de ton magnifique arbre
Comme Adam est
tombé du jardin de Dieu,
La violente
tempête a un cœur de marbre,
Elle n’écoute
pas le soleil radieux.
Le vent t’emportera
jusqu’à la fin du monde,
Ô feuille
chétive qui s’en va dans le ciel,
Pareille à un
vaisseau tourmenté par les ondes
Cherchant un
port lointain dans la mer du réel !
Puis tu vas
visiter d’exotiques contrées,
Des îles
rêveuses, des pays fabuleux,
Et dont tu ne
seras, hélas, jamais rentrée,
Bien que tu
préfères l’arbre vert au ciel bleu !
Ô tu es comme
nous, pauvre feuille morte,
Quand nous
allons ailleurs chercher un peu d’espoir
Et ouvrons l’Inconnu
comme une grande porte
D’un monde sans
merci, aussi vaste que noir !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 26 juillet 2020
Re-La feuille flétrie
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