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RE-patrie intime
D’après le poème « Patrie intime » de Nérée Beauchemin (1850 – 1931), duquel je ne garde ici que la première strophe.
Je veux vivre seul avec toi
Les jours de la vie âpre et douce,
Dans l'assurance de la Foi,
Jusqu'à la suprême secousse.
Beauté,
je serai ton destin
Et
tu seras ma destinée,
Je
me réveillerai, le matin,
Avec
cette tendresse innée
Qu’on
a pour tout ce qu’on chérit ;
Elle
viendra comme un fleuve
Dans
mon cœur par l’amour guéri
Et
aux ondes toujours neuves !
Nous
comptons tous nos illusions
Comme
l’avare à l’âme amère
Les
deniers et les rayons
De
sa fortune éphémère,
Nous
comptons les jours enivrés
Par
l’inconstance de la vie,
Par
le grand abîme attirés
Dans
notre sinistre euphorie,
Mais
moi je compterai tes soupirs,
Pétales
de ta personne,
En
venant, le matin, t’offrir
Un
poème qui rayonne !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 1 juin 2020
Re-Patrie intime
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