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RE-j'admire, dédaigneux des vagues mélopées
D’après le poème « J’admire, dédaigneux des vagues mélopées » de Louis-Xavier de Ricard (1843 – 1911), duquel je ne
garde ici que la première strophe.
J’admire, dédaigneux des vagues mélopées
Qu’entonnent nos rimeurs sinistres ou plaintifs,
L’épanouissement des vastes épopées
Balançant leurs parfums dans les vents primitifs,
Les vers où l’on entend s’entrechoquer les armes
Et siffler les flèches qui tombent du ciel noir,
Au milieu du courage et aussi du vacarme,
Quand l’ennemi arrive, soudain, après le soir ;
Les vers dont les rimes sont comme des tempêtes
Grondant aussi fort que les héros rassemblés
Pour repousser l’ennemi ou pour la conquête,
Et dont plus d’un, malgré son audace, a tremblé.
J’admire ces soldats qui pensent à leurs femmes,
À leurs petits enfants, à leurs humbles maisons,
Au milieu des épées et au milieu des flammes,
Et à tout ce qu’ils aiment au monde sans raison.
La vie n’est-elle pas une grande guerre ?
On y marche souvent avec force et effroi
Et on découvre enfin, aussi loin qu’on erre,
Qu’aucun lieu sur terre n’est plus doux que chez soi ;
On rentre à la maison accablé de blessures,
Un morceau d’épée au cœur, une lance au dos,
Fatigué des coups, des cris et des morsures,
Et portant des souvenirs lourds comme des fardeaux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 2 juin 2020
Re-J’admire, dédaigneux des vagues mélopées
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