lundi 15 juin 2020

Re-Nirvana

RE-nirvana

D’après le poème  « Nirvana » de Louis Ménard (1822 – 1901), duquel je ne garde ici que la première strophe.   

L’universel désir guette comme une proie
Le troupeau des vivants ; tous viennent tour à tour
À sa flamme brûler leurs ailes, comme, autour
D’une lampe, l’essaim des phalènes tournoie.

Le rêve est une mer, les chimères des ondes,
Et chacun s’y jette, matelot enragé,
Imaginant que ses désirs savent nager
Et que son cœur connaît tous les ports du monde ;

Chacun suit les chemins compliqués des songes
Qui ne vont nulle part et conduisent au néant,
Et marche dans l’ombre de ses désirs géants,

Étonné de ne pas voir briller le soleil,
Qui reluit pour l’homme libre et à lui pareil
Et qu’aucun remords avec ses griffes ne ronge.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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