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RE-nirvana
D’après le poème « Nirvana » de Louis
Ménard (1822 – 1901), duquel je ne garde ici que la première strophe.
L’universel
désir guette comme une proie
Le
troupeau des vivants ; tous viennent tour à tour
À
sa flamme brûler leurs ailes, comme, autour
D’une
lampe, l’essaim des phalènes tournoie.
Le
rêve est une mer, les chimères des ondes,
Et
chacun s’y jette, matelot enragé,
Imaginant
que ses désirs savent nager
Et
que son cœur connaît tous les ports du monde ;
Chacun
suit les chemins compliqués des songes
Qui
ne vont nulle part et conduisent au néant,
Et
marche dans l’ombre de ses désirs géants,
Étonné
de ne pas voir briller le soleil,
Qui
reluit pour l’homme libre et à lui pareil
Et
qu’aucun remords avec ses griffes ne ronge.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 15 juin 2020
Re-Nirvana
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