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RE-adieu à l'enfance
D’après le poème « Adieu à l’enfance » d’Ondine
Valmore (1821 – 1853), duquel je ne garde ici que la première strophe.
Adieu
mes jours enfants, paradis éphémère !
Fleur
que brûle déjà le regard du soleil,
Source
dormeuse où rit une douce chimère,
Adieu
! L’aurore fuit. C'est l'instant du réveil !
Vous
avez rayonné dans mon existence,
Vous
avez brillé dans mon cœur et ma maison,
J’attendais
mes jouets et mes récompenses,
Je
riais sans raison, je pleurais sans raison ;
Mon
cœur s’épanouissait comme une frêle rose
Sous
le printemps béni, sous un toit chaleureux,
Et
je ne portais pas le fardeau des choses,
Même
quand je pleurais, je demeurais heureux !
Adieu,
jours immortels et sans amertume !
Comme
tous les hommes vous m’êtes précieux,
Je
contemple aujourd’hui mon cœur glacé qui fume
Dans
la nuit du monde et sous la pluie des cieux.
Grandir,
c’est être seul. Plus la montagne est haute,
Moins
l’oiseau et l’humain osent s’en approcher,
On
porte son âge comme on porte une faute,
Et
notre sagesse devient un lourd rocher.
La
vieillesse arrive soudain avec ses rides,
Sillons
de l’infini dans lesquels rien ne croît,
Mais
il reste deux fleurs dans ce désert aride :
Le
souvenir qu’on aime et l’idéal qu’on croit.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 14 juin 2020
Re-Adieu à l'enfance
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