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RE-pendant la pluie
D’après le poème « Pendant la pluie » de
Maurice Rollinat (1846 – 1903), duquel je ne garde ici que la première
strophe.
Après
une chaleur si dure
Tout
se rafraîchit pour l’instant.
La
pluie est absorbée autant
Par
le roc que par la verdure.
Elle
tombe comme une larme
Avec
un vague bruit charmant,
De
l’œil ouvert du firmament
Qui
jamais ne se ferme
Sur
le monde et sur la terre,
Sur
les bêtes et les nations
Et
sur toute la création
Qu’elle
bénit et désaltère !
Douce
pluie, comme une mère
Tu
souris aux obscurs vivants,
Tu
tombes sur nous en rêvant,
Continue
et éphémère,
Tu
apaises la colère
De
l’homme qui dans l’ombre est seul,
Tu
couvres d’un pesant linceul
La
dictature solaire,
Et
tu dis au soleil blême :
« Je
vais éteindre tes rayons
Et
remplir les profonds sillons
De
mes ondes que l’homme aime. »
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 16 juin 2020
Re-Pendant la pluie
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