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RE-épitaphe pour n'importe qui
D’après
le poème « Épitaphe pour n’importe qui » de Jean Richepin
(1849 – 1926), duquel je ne garde ici que la première strophe
On
ne sait pourquoi cet homme prit naissance
Et
pourquoi mourut-il ? On ne l’a pas connu.
Il
vint nu dans ce monde, et, pour comble de chance,
Partit
comme il était venu.
Était-il
laid ou beau ? Était-il riche ou pauvre ?
Peu
importe ! aujourd’hui il n’a que son linceul,
La
Mort a emporté sa voile jusqu’au havre,
Et
dans le tombeau il est seul.
L’oubli
embrasera bientôt sa mémoire,
Tous
ceux qui l’ont aimé, tous ceux qui l’ont haï,
S’en
iront eux aussi, un jour, dans la nuit noire,
Loin
des éphémères pays.
Homme,
que croyais-tu ? Regarde mon abîme,
Il
est aussi le tien. Maintenant tu le sais :
Il
ne restera rien de tes rêves sublimes,
Et
tout homme va où je vais.
Avant
qu’il ne soit trop tard, renonce à ce monde.
Cache-toi
où tu veux, la Mort te trouvera,
Et
que tu sois au ciel, dans le mont ou sous l’onde,
Rien
d’elle ne te sauvera.
Tu
n’es plus qu’un souvenir, créature éphémère !
Si
tu as fait le mal, si tu as fait le bien,
Tes
actions ne sont pas de vaines chimères
Et
les deux scribes n’oublient rien.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 23 juin 2020
Re-Épitaphe pour n'importe qui
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