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RE-du soleil radieux la brillante splendeur
D’après le poème « Du soleil radieux la brillante splendeur » de Clovis Hesteau de Nuysement (~1550-60 ~1623-24), duquel je ne garde ici que la
première strophe
Du
soleil radieux la brillante splendeur,
Et
de la lune aussi la lumineuse face
Par
un nuage épais, épars en l’air, s’efface,
Lorsqu’ils
vont tournoyant la céleste rondeur.
Il
couvre tout le soleil comme un soupir pesant,
Le
soupir de l’Hiver gémissant et sombre,
Qui
bientôt pleurera loin du soleil, dans l’ombre,
Et
la pluie tombera de ses grands yeux luisants.
Il
marche dans le ciel, le chemin des saisons,
Tel
l’auguste vieillard qu’appesantit l’âge,
Et
il dit doucement au printemps volage :
« Je
te l’avais dit : je reviens à la maison. »
Les
plaies de la terre vont bientôt guérir
L’Hiver
fera tomber ses immenses larmes
Dans
les sillons brûlants que le soleil alarme,
Maintes
fleurs, le matin, vont lentement s’ouvrir
Portes
que la brise viendra pousser sans bruit !
Tout
sera plus profond et plus radieux encore
Que
quand venait avec le Printemps l’Aurore,
Le
poète, le cœur aussi lourd qu’un gros fruit,
Aura
le cœur aussi léger que l’âme et l’air,
Tous
ses vers sembleront alors des prières,
L’ombre
reluira pour lui comme une lumière
Et
les gouttes de pluie comme des soleils clairs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 24 juin 2020
Re-Du soleil radieux la brillante splendeur
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