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samedi 6 octobre 2018

Osmose

osmose

Comme un ver dans une chose morte,
Le monde, sans frapper à la porte,
Entre en moi et emplit soudain mon cœur,
Spectre effrayant et vaste visiteur
Qui erre dans le manoir de mon âme,
L’univers grandit, transparente flamme
Qui me brûle comme un ancien amour,
Mais je ne vois jamais venir le jour
Et il fait toujours noir dans mon être !
J’ai beau ouvrir volets et fenêtres,
Je ne vois rien dans les infinis noirs.

Ténèbres éternelles, grands manoirs
Où des spectres hurlent avec délice !
Des pâles flambeaux les artifices
Ne dissipent point toute cette nuit,
Le soleil jamais ici ne reluit
Et toutes les ombres de ce monde
Ainsi que les flots d’une mer profonde
Viennent se briser sur le morne écueil
De ce château, allégorie du deuil.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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