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dimanche 30 septembre 2018

Cœur infini

CŒUR infini

Avec la tristesse d’un lac tranquille
Qui s’étend sous le beau soleil radieux,
Mon cœur s’étend, loin des bruyantes villes,
Autre ciel qui reluit sous les cieux.

Sur terre, mes ondes sont mes nuages,
Il n’y a point de havre, il n’y a point de port,
Mon cœur n’a point de grève ou de rivage,
Et il est infini comme la mort ;

Maintes bêtes errent dans les entrailles
De ce lac profond, maints monstres luisants,
Et à son fond des restes de bataille
Sont jetés avec des trésors pesants,

Et puis de la méchante ferraille
Et quelques lettres d’amoureux défunts,
Des choses rouillées, des choses qui raillent,
Un vaste chaos sans forme et sans fin,

Et pourtant, le vent chante à la surface
Et fait trembler les vagues nénuphars,
Les flots caressent les herbes lasses
Et la nuit remue son flambeau blafard.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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