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mardi 27 mars 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie XII)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE XIi) 




XII. La nouvelle ruse de Pornic pour échapper à l’ire du seigneur

« Pornic s’est bien moqué de nous ! » dit le seigneur
Qui va chez son ennemi aux premières lueurs.
Le voleur, le voyant arriver, à sa femme
Dit : « vite, mon amie, vite, sur mon âme !
Il faut que tu fasses la morte ; aucun mouvement 
Jusqu’à ce que je joue cet air rêveusement. »
Et Pornic siffle une chanson mélodieuse.
« De ce seigneur et de sa châtelaine odieuse,
Comme nous l’avons fait nous nous moquerons bien,
Ne t’inquiète pas, mon ami, et ne crains rien. »
Le seigneur vient frapper d’une main sévère,
Pornic, quant à lui, rit, chante, boit de grands verres.
« Pan ! pan ! pan ! ouvrez-moi ! » Pornic va lui ouvrir.
« Ah ! petite peste ! tu veux enfin mourir.
Pourquoi hurler ainsi ? » « Car ma femme est morte,
Et moi je ris et bois derrière la porte
En attendant, seigneur, sa résurrection. »
« Alors, mon pauvre gars épris de fictions,
Tu vas rire longtemps, longtemps, et être ivre. »
« Pourquoi, seigneur ? » « De la mort rien ne délivre
Les mortels ! Ta femme ne va jamais revenir. »
Pornic sourit : « Bientôt, vous l’entendrez hennir
Ainsi qu’une jument ! Parce que je possède
Un sifflet magique qui contre la mort aide
Et qui la ramènera bientôt à mes regards. »
Le seigneur ricane : « Rêve, mon pauvre gars !
Quand on est mort, eh bien ! il faut qu’on le reste.
Mais attends donc...maudit voleur que je déteste !
Qui me dit que ta femme est morte pour de bon ?
Te moques-tu de moi ? » « Me moquer de vous ? Non ! »
« Voyons cela, alors ! » Et le seigneur pâlit
Quand il lève le bras retombant sur le lit
De la défunte, aussi rusée que son homme,
Et la croit vraiment morte, et non faisant un somme.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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