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jeudi 29 mars 2018

Conte: Les extraordinaires aventures du rusé voleur (Partie XIII)


CONTE: LES EXTRAORDINAIRES AVENTURES DU RUSÉ VOLEUR (PARTIE XIIi) 




XIII. Pornic dupant de nouveau le crédule seigneur

« Eh bien ! dit le seigneur, tout doit un jour finir.
Ta femme est morte et rien ne la fera revenir. »
« Mais non, reprend Pornic, la Mort m’est docile
Et ressusciter ma femme sera facile. »
« Mais tu rêves, mon gars ! » « Attendez donc pour voir,
De la ramener à la vie je fais mon devoir. »
Et Pornic siffle, siffle, à casser une église.
« Ah ! Tu es impuissant ! Elle a été prise,
Ta bonne femme, elle ne reviendra jamais. »
« Patience, patience ! » De nouveau il se met
A siffler, à siffler...et tout à coup module
L’air convenu. « Tout cela est bien ridicule ! »
S’écrie le châtelain, Chenapan que tu es,
Au lieu de t’écouter, j’aurais dû te tuer !
Tu oses te moquer de moi encore ! »
La morte se lève soudain comme une aurore
Dans le ciel de la vie, en ouvrant ses grands yeux
Pareils à deux soleils également radieux,
Et le seigneur s’écrie : « Ah ! Quel miracle insigne !
De tous mes éloges ton sifflet est digne !
Je ne te ferai rien, mon ami, mais consens
A me le vendre ! » « Non. » « Dix écus d’or ? » « Non ! » « Cent ? »
« Jamais ! » « Parbleu, l’ami, tu fais le difficile ! 
Deux mille écus ? » « C’est peu, seigneur ! » « Alors dix mille ? 
Allons, c’est ma dernière offre, ou bien c’est la mort. »
« Je vous le vends, mais à regret, si c’est mon sort. »
Le seigneur, tout content, compte aussitôt l’argent,
Le donne au fin voleur, puis monte, diligent,
Sur son cheval, et au château sans tarder rentre,
Pour cacher son sifflet magique dans son antre.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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