|
CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE V)
V. Ce que vit Bertel devant une autre colline
Bertel voit le petit Trolle, tout en
larmes,
Criant tout seul sur la colline ses
alarmes.
L’enfant est effrayé d’abord de le voir
Mais Bertel le console et le fait asseoir
Sur l’aile du corbeau qui bientôt les
emporte
Jusqu’à la maison du père Trolle. A la
porte
Bertel frappe, et le père embrasse, très
heureux,
Son petit qu’il a cru mort d’un trépas
affreux.
Il offre à son sauveur, dans sa grande
euphorie,
Ses bijoux, son argent, de l’or, des
pierreries ;
Bertel refuse tout et dit qu’il veut
avoir
Une monture. Le Trolle l’emmène voir
Ses chevaux les plus beaux, de la plus
pure race.
Bertel répond au bon Trolle qui s’embarrasse :
« Merci ! Mais vos chevaux sont
bien trop vigoureux
Et bien trop grands pour moi. Vous me
rendrez heureux
En m’offrant cet âne gris, bon pour mon
commerce. »
Le Trolle invente alors mille raisons
diverses
Pour l’en dissuader, car l’âne est très
précieux :
Il lui dit qu’il est lent et qu’il est
séditieux,
Qu’il le fera souffrir et qu’il est
malade,
Mais Bertel le veut, et le Trolle
maussade
Est de le lui céder à la fin obligé
Et en paraît, tout en souriant, bien
affligé.
L’âne parle. Une heure passée, à son
maître,
Il demande s’il voit une ligne bleuâtre.
« Oui », lui répond Bertel. « Il
s’agit, en effet,
D’une colline, par un monstre aux cent
méfaits
Jalousement gardée. » Devant la
colline,
Bertel voit le monstre que l’âne lui
dessine :
C’est un unicorne, hideux et colossal,
Dont la gueule lui semble un enfer
abyssal,
Ouverte comme un gouffre et crachant des
flammes,
Et Bertel en tremble de toute son âme.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2208.
samedi 1 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie V)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: