CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE iv)
IV. Les conseils que la vieille magicienne de la
forêt et le corbeau de la colline donnèrent à Bertel
Bertel, ne sachant point quoi faire,
épouvanté,
Retourne aux bois grâce au peloton
enchanté
Demander conseil à la vieille magicienne
Qui connaît des choses terribles et
anciennes.
Elle lui dit : « Avant tout prends
ton fusil,
Trois cents caisses de clous, trois
cents pesants barils
D’orge, trois cents autres caisses
toutes remplies
De pointes de fer à cheval, sans que tu
oublies
Trois cents carcasses de porcs, trois
cents bœufs, trois cents
Grands barils de graviers. Ton peloton
puissant
Jusqu’à un noir corbeau et un petit
Trolle
Te conduira, et tu sauras bientôt ton
rôle. »
Bertel la remercie et reviens réunir
Toutes ces provisions, que veut bien lui
fournir
Le roi, très étonné, mais pour sa pauvre
fille
Prêt à tout sacrifier – c’est sa seule
famille.
Avec sa cargaison, songeant à son amour,
Bertel, qui roule son peloton, marche un
jour
Et trouve le corbeau près d’une colline
Qu’il vise, menaçant, avec sa carabine.
« Ah ! Ne me tuez pas ! s’écrie
le corbeau noir,
Et je vous aiderai. » « Bien,
c’est ce qu’on va voir,
Répond Bertel ; dis-moi une chose
utile. »
« Sur cette colline haute et
infertile,
Reprend le corbeau par le fusil effaré,
Vous allez trouver un enfant Trolle
égaré.
Si vous le rendez à sa famille, son père
Vous offrira ce que l’œil et le cœur
espèrent ;
Vous refuserez tout, et au père surpris
Ne demanderez que son petit âne gris.
Ne soyez pas ébloui par les autres
richesses,
Seul l’âne vous aidera à sauver la
princesse. »
Et le corbeau transporte aussitôt sur
son dos
Jusqu’à la colline Bertel, léger
fardeau.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2208.
vendredi 30 juin 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie IV)
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