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trous noirs
Pareils à des
gouffres incommensurables,
Les jours
dévorent les nuits, et les nuits les jours,
Et nous, nous
contemplons comme des misérables
Cet horrible
festin où volent les vautours.
Nos souvenirs
mangés que l’Oubli digère
Ne sont plus
rien ; nos joies ainsi que nos douleurs
Comme l’odeur d’un
mets s’envolent, éphémères.
Il ne reste rien
sur la table du bonheur !
De notre propre
vie nous sommes les convives,
Nous mangeons,
nous buvons, nous avons soif et faim,
Et nous mourons
pour que la cruelle Vie vive,
A la table du
grand repas jusqu’à la fin !
Les heures
passent et nous passons comme les heures,
Chacune prend l’autre
dans ses trente-deux dents,
Rien sur terre
ni dans les cieux ne demeure,
Et tout est
embrasé dans le bûcher ardent
Que l’inexorable
Destin toujours allume
Pour cuire nos
souvenirs délicieux à point,
Nos souvenirs
qui crépitent et lentement fument
Et dans le
firmament sombre s’envolent loin !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 14 juillet 2018
Trous noirs
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