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L'ère du crépuscule
Comme un frêle
vaisseau que tourmente la tempête,
Le monde aveugle
va dans une ombre incertaine,
Dans les
sentiers traîtres se perdant et rêvant
A des choses
violentes et comme lui vaines.
Il marche
triomphant, cependant, et fier,
Calculant le
progrès au nombre des machines,
À voix haute il
maudit le monde d’hier,
Un monde d’ignorance
et de sombre famine,
Frère inexorable
qui maudit son jumeau !
Le monde a-t-il
changé ? Comment le croire ?
L’homme est
appesanti des mêmes vastes maux
Et erre dans une
nuit plus profonde et noire,
On vante le
Progrès que rien dans l’univers
N’arrêtera
jamais, et toutes ses tempêtes,
Le Progrès est
pourtant notre funeste hiver,
Les mortels ont
plus froid, plus faim, et sont plus bêtes,
Minotaure goulu
dans son sein enfanté,
Il dévore avec
joie l’humanité entière,
Comme il
dévorait des parents épouvantés
La progéniture
chétive et éphémère.
Qui sera donc
Thésée ? Qui viendra terrasser
Le démon infâme
marchant dans la fumée ?
Le présent
répète sans répit le passé
Comme un pensum,
et va, les paupières fermées.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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lundi 11 novembre 2019
L'ère du crépuscule
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
21:01
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