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CARTES POSTALES (99) Par-delà les flots et les étoiles, N'y a-t-il pas des mondes terrifiants Que l'esprit vagabond aux yeux dévoile Et qu'habitent des monstres et des géants ? Grâce à des théories et des tropes, L’homme fatigué y erre sans fin Armé d'une lyre ou d'un microscope, À la recherche de mondes défunts, Cherchant des choses qui transcendent l'ombre Et peuvent briller plus que le soleil Et qui poussent un rugissement sombre En s'éveillant de leur vaste sommeil ! Débris d'étoiles, restes de planètes, Fumées primordiales de l'univers, Toute l'existence devient nette Et il la sonde en écrivant des vers, Mais trouvera-t-il ce qu'il convoite ? Verra-t-il s'épanouir les grands secrets ? Qu’importe ! Il va, l'esprit toujours moite, À braver les mystères toujours prêt. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 29 juillet 2023
Cartes postales (99)
dimanche 7 décembre 2014
Les mystères de la forêt
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Les mystères de la forêt
Forêt, sœur de la
vaste montagne !
Complice éternelle
des amoureux,
Des philosophes tu
es le bagne
Et des poètes le
havre heureux !
Tu caches à nos
yeux, dans ton ombre noire,
Tes nymphes
antiques au regard reluisant,
Et des dryades
douces comme des moires,
Epouses tragiques
des arbres pesants,
Merlin, épris de
la fée Viviane,
Maints druides,
maints ermites et maints chevaliers,
Et des parfums
mystérieux émanent
De tes chênes et
de tes psoraliers
Comme des âmes
volages et légères !
Nul ne peut sonder
ton fond infini,
Et l’odeur de tes
brises passagères
Envoûte doucement
tes amants bénis !
Faunes joyeux et
satyres difformes
Hantent
éternellement tes chemins obscurs,
Forêt majestueuse
et énorme,
Hospitalière même
aux monstres impurs,
Et parfois, en
passant avec verve
Dans tes allées,
jovial ou attristé,
L’on sent que
quelque chose nous observe
Et qu’un souvenir
dans ton cœur est resté.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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