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le mariage de moïse Moïse leur puisa de l’eau ; et s’étant écarté sous l’ombrage, il s’écria : Seigneur, mon cœur soupirait après le bien que tu viens de m’offrir. (Coran, 28, 24) À l’heure de midi, quand tout était tranquille, Le prophète Moïse entra dans la ville Et vit deux hommes, l’un hébreux, l’autre égyptien, Qui se battaient. L’hébreux demanda son soutien ; Il frappa l’égyptien afin de le défendre. L’ennemi tomba mort au lieu de se rendre. Moïse s’écria : « C’est l’œuvre du Malin ! Seigneur, pardonne-moi. » Dieu, de clémence plein, Lui pardonna. Moïse alors dit : « Cette vie, Je l’ai prise, et je ne serai point des impies. » Le lendemain, il revint à la ville et trouva Le même que le jour précédent il sauva, Se battant de nouveau avec un autre homme. « Tu n’es qu’un séditieux, lui dit Moïse, en somme. » Et il allait frapper leur ennemi commun. L’israélite prit peur ; en levant les mains Il s’écria : « Tu veux être un tyran, Moïse, Et tuer des hommes chaque jour à ta guise ! Vas-tu donc me tuer comme l’homme d’hier ? » Un homme accourut qui à Moïse était cher : « Pour te faire mourir les grands délibèrent, Lui dit-il, écoute mon conseil sincère : Il faut fuir, maintenant. » Moïse eut peur et fuit, Et il pria Dieu : « Je crois en toi, et je suis Ton serviteur. Sauve-moi des infidèles. » Il alla vers Madian, avec le même zèle Priant Dieu de marcher dans le droit chemin. À la fontaine il vit alors, vaste et sans fin, Une troupe d’hommes qui abreuvaient leurs bêtes. Deux femmes écartaient leurs troupeaux. Le prophète Leur demanda pourquoi. « Nous attendons que l’eau Soit libre, pour que nous abreuvions nos troupeaux, Et notre père est vieux », répondirent-elles. Moïse leur puisa de l’eau, et loin d’icelles Retiré à l’ombre, il dit avec un soupir : « Dieu, je languis des biens que tu as à m’offrir. » Une des sœurs revint à lui. Avec décence Elle lui dit : « Mon père a une récompense Digne du service que tu nous a rendu. » Moïse conta tout. Quand il l’eut entendu, Jéthro lui répondit : « N’aie aucune crainte, Dieu t’a délivré des méchants. » Présente, Une des deux filles dit : « Ô mon père, prends Cet homme à ton service, ainsi le secourant. Le meilleur serviteur est fidèle et robuste. » « Je vais te faire une proposition juste, Dit Jéthro à Moïse. En demeurant ici, Épouse une de mes deux filles que voici Et reste, pendant huit ans, à mon service. Si tu restes dix ans, c’est sans injustice, Car tu l’auras choisi. À l’abri des tourments, Tu ne me trouveras qu’équitable et clément. » Moïse répondit : « J’accepte avec confiance. |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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samedi 24 octobre 2020
Le mariage de Moïse
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