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la grande intercession Dis-leur : L’intercession appartient exclusivement à Dieu ; l’empire des cieux et de la terre est à lui ; vous serez tous ramenés devant lui. (Coran, 39, 44) Au jour du Jugement dernier, vaste et étrange, Les prophètes, ceux qui croient et les anges, Pour ceux qui ont été croyants et pécheurs, Ont tous intercédé auprès du Seigneur, Malgré la colère de la Géhenne fauve. Dieu leur dira, alors : « Pour que je les sauve, Vous m’avez tous prié : anges, prophètes, pieux. Maintenant c’est Moi, le plus miséricordieux, Qui vais sauver ceux que je veux de la Géhenne. » Et il en fait sortir des formes humaines Et embrasées, laves qui n’ont point fait le bien, En en prenant une poignée dans sa main. Le Seigneur les jette dans un fleuve appelé Le fleuve de la Vie. Bien qu’ils fussent brûlés, Ils sont luisants comme les perles et les graines Et on les reconnaît au Paradis sans peine, En disant : « Voici ceux que Dieu a sauvés. » Dieu leur dit : « Tout ce que vous voyez, vous l’avez. » « Seigneur, répondent-ils, dans ta clémence, ô Maître, Tu nous donnas ce que n’avait eu nul autre ! » « J’ai un plus grand présent pour vous », reprend Dieu. Ils s’écrient : « Nous sommes ici : qu’y a-t-il de mieux ? » « Satisfait, je mettrai en vous mes complaisances, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 10 octobre 2021
La grande Intercession
dimanche 27 décembre 2020
L'Intercession
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L'intercession Nul ne saura faire valoir une intercession, si ce n’est ceux qui avaient fait une alliance avec le Miséricordieux. (Coran, 19, 87) Israfel a soufflé dans le cor. Tous les êtres De leur sommeil se lèvent avec leurs ancêtres, Sur la même terre devant Dieu réunis. Dans sa sagesse il en sait le nombre infini. Le Jugement dernier ! C’est le jour convenu ! Tous les ressuscités ont peur, et ils sont nus. La terreur envahit des nations entières. On voit Adam et on court : « Tu es notre père ! S’écrie-t-on. Le Seigneur t’a créé de ses mains ! Ses anges ne se sont devant aucun humain Prosternés, hormis toi. Il faut que tu nous aides, Et qu’auprès du Seigneur pour nous tu intercèdes ! » « Non, leur répond Adam, son courroux, que je fuis, N’a jamais égalé son courroux aujourd’hui Et ne l’égalera plus jamais ! J’en tremble ! C’est sa colère qui ici nous rassemble ! Moi j’ai mangé de l’arbre et j’ai désobéi. Allez-vous-en, je suis de remords assailli ! Dieu sauve-moi, car seul mon salut m’importe ! Parlez avec Noé, qu’il vous réconforte. » On s’écrie : « Ô Noé ! Le Seigneur a voulu Que tu sois le premier prophète et son élu, Et a loué ta foi et ta reconnaissance ! Ne vois-tu pas que nous sommes dans la souffrance ? Intercède pour nous auprès de ton Seigneur ! » Or Noé leur répond : « Comme vous tous j’ai peur ! Jamais la colère de Dieu ne fut si grande ! Je ne puis accéder à votre demande ! Le Déluge a grondé sur toutes les nations À cause de moi et de mes imprécations ! Dieu sauve-moi, sauve-moi, je t’en conjure ! Allez voir Abraham. » Toutes les créatures Disent à Abraham : « Dieu t’a élu et aimé. Intercède pour nous ! » « Je suis à blâmer Comme vous tous ici ! Heureux si mes prières Me sauvent aujourd’hui de la divine colère ! S’écrie Abraham. Ô mon dieu, sauve-moi ! J’ai menti, dans ma vie sur terre, trois fois ! » Il dit à son peuple qu’il était malade Car leur impiété l’avait rendu maussade, Et pour les convaincre qu’ils avaient de faux dieux, Après qu’il eut détruit leurs idoles furieux, Que la plus grande était du crime responsable ; Pour sauver sa femme d’un forfait ignoble, Il avait enfin dit : « Oui, Sarah est ma sœur. » Trois nobles mensonges qui lui font pourtant peur. Suivant donc son conseil, on va voir Moïse. On s’écrie : « Aide-nous ! Tes vertus suffisent ! Dieu t’a choisi, tu as été son confident ! Intercède pour nous ! » Sous le soleil ardent Moïse leur répond : « J’ai commis un crime En tuant un homme qui fut ma victime ! Allez-vous-en ! Dieu, sauve-moi, sauve-moi ! Allez voir Jésus, j’ai mes propres émois ! » Moïse avait tué un homme pour défendre L’un des siens, et il ne voulait rien entendre Alors que son crime lui fut pardonné. On va dire à Jésus : « Tu fus sans père né, Tu es le verbe de Dieu et son prophète, De sa parole tu as été l’interprète Dès le berceau. Sauve-nous et parle au Seigneur ! » Jésus s’écrie : « Mon cœur est empli de terreur ! Des hommes insensés bénissant leurs chimères M’ont adoré et ont adoré ma mère ! Dieu est courroucé, et je n’ose le braver ! Allez voir Mahomet. » Afin d’être sauvés, On va lui dire : « Tu es le sceau des prophètes, Dieu t’a pardonné dans sa sagesse parfaite. Auprès de ton Seigneur intercède pour nous ! » Le Prophète alors va, et il tombe à genoux Afin de prier, au pied du divin Trône. Devant le Seigneur qui châtie et pardonne Il s’écrie : « Ma nation ! Dieu, sauve ma nation ! » Une voix lui répond, pleine de compassion : « Mahomet, fais entrer ceux qui n’ont point de fautes, Au Paradis : leur porte est la porte droite. Quant aux autres hommes de ta nation, pour eux S’ouvriront les autres portes avec les heureux. |
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