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compagnie extravagante
Il est doux,
dans un café minable
Dont les murs
sont jaunes et semblent tousser,
De rire avec
bonheur comme des diables
En comptant les
beautés qu’on voit passer
Comme on compte
derrière les nuages
Les rayons du
soleil le plus radieux,
Et comme on
compterait les mirages
Qui reluisent
doucement sous les cieux.
On boit son café
et on devise
Avec quelques
gaillards qui ne font rien
De la vie et la
mort qu’on a comprises
Des femmes, du
football, du mal, du bien,
De l’humanité,
de la politique !
La fumée forme
un immense brouillard,
On est comme
dans les enfers antiques,
Cherchant une
Eurydice du regard ;
On en sort
couvert de la boue humaine,
Sali par les
futilités, content,
Le cœur léger et
l’âme sereine,
Souhaitant être
resté plus longtemps,
On dit au revoir
à toute la bande
– Les vrais
amis, ceux qui ne le sont pas –
On s’en va
enfin, et on se demande
Avant de revenir,
ce qu’on faisait là.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 14 janvier 2020
Compagnie extravagante
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
23:56
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