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LE culte de la poussière
La poussière
comme le soleil se lève
Et elle couvre
nos livres et nos rêves
Usés par la
griffe du temps, vieux tous les deux,
Oubliés dans un
coin bien sombre et bien hideux
De notre
bibliothèque ou de notre conscience,
Où l’araignée
tisse sa toile avec patience.
La poussière
remplit notre esprit de brouillard,
Nous y errons, à
la fois éblouis et hagards,
Dans les chemins
charmants de notre jeunesse
Où la petite
fleur pousse avec paresse
Et où l’herbe
fraîche pour nous reluit et croît.
En vieillissant
avec les je doute et je crois,
Nous allons,
victimes tragiques et altières,
Dans un
brouillard plus lourd que l’acier et la pierre,
En cherchant,
mais en vain, une destination ;
Nos souvenirs,
jadis plus grands que les nations,
S’envolent, et
chaque fois que le vent médite,
Notre être
lentement se casse et s’effrite :
Plus de bras,
plus de cœur ! avec solennité
Nous marchons
encore, calmes et amputés,
Poussière nous-mêmes,
choses minuscules
Qui troublent le
répit du grand crépuscule.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 1 septembre 2019
Le culte de la poussière
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