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vendredi 1 mars 2024

Bas, la Brise

Bas, la brise

Bas soufflait sur le monde
Et remuait les ondes,
Les idées et les esprits,
Des rayons toujours surpris
Et surpris par les choses,
Voyant s'épanouir les roses,
Portes pleines de parfums.
Dans notre monde sans fin,
Toujours semblable à lui-même,
Il portait le diadème
De l'éternelle douceur,
Et il portait dans son cœur
Des souhaits et des rêves.
Le soleil qui se lève
Est son radieux compagnon,
Toujours surpris des rayons,
Chéri de tous les êtres,
Il ouvre les fenêtres
Et il pousse doucement
Les rideaux du firmament.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 31 octobre 2023

Griskan, brise du Rêve

griskan, brise du rêve

Griskan, douce brise du Rêve,
Souffle sur le monde endormi
Pour que le soleil se lève
Dans le firmament qui frémit.

Chaque fois que Griskan arrive,
Le monde devient plus radieux,
Pour que l'homme sur terre vive
Ainsi que les oiseaux aux cieux ;

Chaque fois qu'il se manifeste,
On se souvient d'un âge d'or
Où l'être humain était céleste
Et paisiblement rit et dort

Sous le poids de ses deux ailes,
Sur les plumes et sur les fleurs,
Prêt à travailler avec zèle
Et sans connaître la douleur !

C'était l'incarnation parfaite
De quelque chose d'idéal,
De l'universelle fête
Et la joie purifiée du mal.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 19 juillet 2020

À une brise

à une brise


Toi qui es entrée sans souci
Dans mon cœur et dans mon être,
Tu ne trouveras rien ici,
Brise, sors par la fenêtre !

Avec le chœur de tes espoirs
Tu es venue et tu trembles !
Dans ma maison où il fait noir,
Il ne reste que de vieux meubles,

Dans un petit coin ténébreux
Mille factures impayées
Et qui forment un monceau nombreux,
Paperasse de rouge rayée,

Et puis des papiers déchirés,
Débris froissés de poèmes,
Dans des tiroirs jamais tirés
De leur néant qui les aime.

C’est tout ? La tempête a passé
Dans cette pièce chaude et sombre
Et avec violence a cassé
Les vases légers dans l’ombre.

Cela, brise, c’est ma maison.
Qu’y cherches-tu, brise pure ?
Va jouer avec les saisons
Et retourne à la nature !

Va-t’en et oublie ma douleur !
N’entre pas, ma vie est malade,
Répands le doux parfum des fleurs
Et oublie ma maison maussade !

Moi seul peux porter mes fardeaux,
Je suis dur comme la pierre,
Et toi, ne porte sur ton dos
Que les parfums et la lumière !

Avant, j’étais doux et rêveur,
Et cette maison fatale
Avait le charme et les couleurs
Des maisons orientales,

Mon lit parsemé de jasmin
Accueillait mon corps souple et maigre,
Sans jamais penser à demain,
Je dormais comme un jeune tigre,

Tu m’apportais maintes senteurs
Venues des pays du rêve,
Je m’éveillais avec lenteur
Avec le soleil qui se lève

Pour répandre tous ses rayons
Comme des graines mystiques
Dans les bois et dans les sillons
Emplis d’une vie fantastique ;

Aujourd’hui, je suis las. Va-t’en,
Brise ailée, trouve une demeure
Emplie de jeunes cœurs contents
Qui ne comptent pas les heures.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 22 avril 2012

A une brise


A une brise



Le poème que vous allez lire s'inspire de "Rouhi ya nessma" ("va-t-en, brise"), chanson de George Wassouf que vous pouvez écouter en cliquant sur l'icône "Play", et de "La Lettre à Élise" (Für Elise), pièce musicale composée par Ludwig van Beethoven autour des années 1810. 


Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise,
Je l’aime et elle m’aime aussi
Et je ne la vois point ici !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !

Ecoute mes soupirs, brise légère !
Comme un oiseau je chante et j’erre
Dans ces bois sombres et oubliés,
Par ses feux ardents humilié !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !

Envole-toi loin de nos rivages,
Va et caresse son visage,
Comme si tu étais moi,
Douce brise, amie de mes émois !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !



De mon éphémère jeunesse
Les heures fuient et les jours passent,
Ô, rêves doux et surannés !
A l’aimer je suis condamné !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !

Tes promesses me suffisent !
Si dans les prés tu vois Élise,
Blanche et radieuse comme le jour,
Jure de lui dire mon amour !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !

Dis-lui que je n’aime qu’elle,
Qu’elle est divine et qu’elle est belle
Et que je veux, avant la mort,
Embrasser sa bouche sans remords !

Ô, douce et céleste brise,
Mon âme de son âme est éprise !

Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène