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LEs danaïdes
Les cinquante
filles de Danaos, dans l’ombre,
Portant leurs
amphores vides, dans les Enfers
Font le même
travail éternel et sombre,
Enchaînées cruellement
à d’invisibles fers ;
Plus de dieux à
servir, les amphores légères
Sont aussi vides
que le ténébreux tonneau,
Les fleuves
infernaux sont secs et éphémères
Et dans la
demeure glacée il n’y plus d’eau,
Et pourtant, en
tremblant du froid inexorable,
Elles poursuivent
leur inutile labeur,
Femmes criminelles
autant que misérables,
Qui depuis des
siècles payent pour leur erreur,
Vieilles choses
pâles que les dieux tourmentent,
Bien qu’ils
soient morts et bien qu’ils ne soient plus souverains,
Et malgré les affres
jamais ne se lamentent,
Mettant des
chimères dans leur tonneau d’airain,
Noires
prisonnières cependant sans chaînes,
Captives du
néant et de l’éternité,
Et dont la
punition est cruelle et vaine
Et dont le
supplice pourtant est mérité.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mardi 29 mai 2018
Les Danaïdes
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dimanche 26 février 2017
Le supplice des Danaïdes
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le supplice des danaïdes
John William Waterhouse, Les
Danaïdes (1903)
Au
Tartare, les Danaïdes aux longs cheveux
De
leur père ont tué les cinquante neveux,
Pour
avoir obéi à Danaos livide
Condamnées
à remplir d’eau un tonneau vide,
Ô
dérision des dieux ! portant leurs vains fardeaux
Qui
appesantissent leurs épaules et leur dos
Et
leurs frêles bras blancs comme la blanche aurore !
Le
tonneau se vide et elles l’emplissent encore,
Ces
cinquante beautés aux sublimes douleurs
Qui
ont été faites pour respirer des fleurs
Et
pour porter le seul fardeau de l’ambroisie
Et
des billets d’amour emplis de poésie,
Roulant
éternellement leur éternel rocher !
Conduisant
leurs ombres, Charon, le vieux nocher,
Bien
qu’il soit impassible ému de leurs larmes,
Contemplant
tristement leurs éphémères charmes
Qui
ont brisé son cœur auguste de vieillard,
Les
a laissées seules dans l’éternel brouillard.
Elles
demeureront, ces belles meurtrières,
Au
Tartare éternel, absurdes ouvrières
Esclaves
du gouffre sous leurs pieds blancs béant,
Victimes
maudissant l’industrie du néant.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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