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CARTES POSTALES (98) N'est-il pas doux de se perdre, parfois, Dans une ville immense ou un grand bois En poursuivant sa marche opiniâtre ? On contemple les rues et les sentiers Comme on contemple un feu brillant dans l'âtre, Et les chemins vont se multiplier. Un réverbère apparaît, une étoile Dans le ciel nocturne se dévoile, Aux ténèbres on demande son chemin, Il y a quelques humains et quelques bêtes, La route, cependant, n'a pas de fin, Tout nous regarde mais rien ne s'arrête, Il y a quelques spectres, quelques mendiants, Des ogres qui se cachent et des géants, Des chats, des chiens errants ou des lièvres : Qui daignera, toutefois, nous sauver ? Nous attendons le salut avec fièvre, Et soudain, nous nous mettons à rêver. Rien ne va venir et rien ne nous cherche, Il n'y a pas de voitures ni d'arches, Que des chemins qui ne vont nulle part Qui se confondent et qui nous confondent, Et la peur devient une forme d'art Qui de ses visions remplit le monde. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 28 juillet 2023
Cartes postales (98)
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