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CARTES POSTALES (83) Le vent souffle dans la villa abandonnée Polie par la nature et les années Et dont les saisons ont flétri les murs, Refuge hagard des insectes impurs, Vague demeure des spectres mobiles Qui en ont fait désormais leur ville Et des meubles ont fait ses monuments. C’est un ciel d'hiver sous le firmament, Empli de rêves et de nuages Et qui dans son cœur cache son âge. Elle avait pourtant eu des habitants Dont on entendait les rires contents ; Des jeunes garçons et des jeunes filles Y vivaient jadis avec leurs familles Et de courir ils n'étaient jamais las, Mais l'ombre est venue et s'y installa En déposant toutes ses affaires Et ses hardes bon marché et pas chères, La nuit avait pris la place du jour Et le silence remplaça l'amour. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 10 juillet 2023
Cartes postales (83)
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