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CARTES POSTALES (62) Les vieux conteneurs rouillés dorment au port. Leur sommeil est profond, ils semblent morts Et s'enivrent de la brise marine Leur entrant par le cœur et les narines. Que cachent-ils donc aux yeux des humains ? Quels trésors d'hier ou de demain ? Quels spectres hurlants et quels cadavres Morts au port mais qui cherchent le havre ? Des billets doux ou des lettres rimées Ou de vagues épices périmées ? Mais peut-être qu'il n'y a rien au fond De ces terribles conteneurs profonds Qui respirent les parfums portuaires ! Rien, hormis des illusions sévères Qui sont maigres et ont les cheveux gris ! Seuls les poètes du mystère épris Songent à ces abîmes clos, insondables ! Les poètes et les misérables Qui cherchent un refuge où passer la nuit, Et tous les deux, la société les fuit ! Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 18 juin 2023
Cartes postales (62)
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