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un vieux défaut
Je suis de ceux
qui marchent et qui rêvent,
Le dos devant à
la vie, et contemplant
Le soleil
paresseux qui se lève
Du lit éternel
des nuages blancs.
Comme un vieil
ami, je tutoie l’abîme
Qui me comprend
comme je le comprends,
Et je tutoie
aussi les hautes cimes
Où l’on entend
chanter l’oiseau errant ;
Au milieu de ces
mortels je passe
Comme une
tempête et comme un parfum
Que rien n’arrête,
l’âme pourtant lasse
De leur tumulte
ennuyeux et sans fin ;
Je vais dans d’autres
rues, sous d’autres nues,
Aimant les
chemins les moins fréquentés
Et aimant les
routes les moins connues
Et qui mènent à
des mondes enchantés ;
J’erre dans ce
monde qui m’importune,
Ermite qui
cherche partout un mont,
Pauvre hère qui
cherche la fortune,
En fuyant les
mortels et les démons !
Tel est mon
vieux défaut. Je suis étrange
Et partout où je
vais un étranger,
Mon esprit ouvre
ses ailes d’ange
Et mon corps
pesant ne veut pas changer.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 29 mars 2020
Un vieux défaut
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