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un SPECTATEUR interdit
Comme un homme
assis dans un jardin, je contemple
Les vivants qui
sont là, leurs joies et leurs douleurs,
Les femmes
compliquées, qui sont toutes des fleurs,
Et les hommes
errants qui sont toujours simples.
Bercé par le
bruissement d’une maigre cascade,
Par les rayons
du jour, par les chants des oiseaux,
Quand les
mortels tremblent des airs et des eaux,
Je contemple le
monde inquiet et malade,
Et tout ce que
je vois, c’est la race humaine
Qui se cache et
qui court et a peur de mourir
Dans de sombres
tourments qu’elle ne peut souffrir,
Dans l’océan du
sort cherchant une arche vaine !
Tout ce que je
vois, c’est l’homme qui fuit l’homme
Comme on fuirait
son image dans le miroir,
Victime qu’attendent
les vampires du soir !
Ô lâcheté,
quelle pauvre race nous sommes !
Moi, je resterai
là ! Il faut que je demeure
Dans mon rêve et
dans mon jardin, tous les deux beaux ;
Je ne maudirai
pas l’étreinte du tombeau
Et je mourrai
ici, puisqu’il faut que je meure !
Quant à vous,
insensés, allez piller le monde
Et demeurez
cachés dans vos grandes maisons !
Laissez-moi avec
les éternelles saisons,
Avec ma lyre et
ma tristesse profonde.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 15 mars 2020
Un spectateur interdit
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
23:30
Libellés :
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