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le vol final
Quand est-ce que je cesserai, avion
funeste,
De m’envoler dans les cieux éternels ?
Il faut qu’avec mes bien-aimés je reste,
Et je ne suis pas un ange du ciel.
Je suis un homme différent des hommes
Et qui leur est en même temps pareil,
Et je suis, mortels, ce que nous sommes,
Malgré ma lyre qui brille au soleil.
Bien que mon esprit ait de larges ailes,
Mon corps n’en a pas, ô malédiction !
Et je ne puis, malgré tout mon zèle,
Aller à de beaux pays de fiction.
Dans ma sombre prison je demeure,
D’invisibles fers aux pieds et aux
mains,
Et je compte avec effroi les heures
Que je passe loin de mes chers humains,
Pensant, lisant, écrivant des poèmes
Qui dans mon esprit sont déjà écrits,
Sans pouvoir embrasser ceux que j’aime,
Pauvre ermite dont le mont est épris ;
Je vois, pourtant, l’effroyable machine,
La machine infectée, qui va loin d’eux,
Voler sans moi dans les régions divines
En faisant des bruits maudits et hideux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 16 mars 2020
Le vol final
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
22:59
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