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une fleur à l'abattoir
Jetée comme une pauvre chose
Dans le linceul de la création,
Une fleur malade et morose
Se meurt comme une vieille passion.
La vaste tempête l’a cassée,
Enfant qui casse tous ses jouets,
Dont l’âme des plaisirs est lassée
Et dont grandir est le seul souhait ;
Son aile fragile et parfumée
Est brisée par le cruel destin,
Son essence, telle une fumée,
S’envole dans le ciel du matin,
Le passant insouciant qui pense
À son travail et à ses amours,
Marche sur son corps sans défense
Qui gémit jusqu’au lever du jour ;
On la coupera pour la mettre
Dans un vase, qui est son cercueil,
Et dans la demeure du maître
Appesantie de son sombre deuil,
Elle se fanera dans l’ombre,
Bien loin de son firmament natal,
Sous un toit empli de nuit sombre
Qui lui rappelle l’hiver fatal.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 24 décembre 2019
Une fleur à l'abattoir
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