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la fermeture du cauchemar
Le cauchemar,
qui dans sa serre emporte
Nos esprits, ces
puissants flots agités,
Nous conduit,
ainsi que des invités,
À son manoir et
ferme la porte.
Des spectres
ailés, oiseaux funèbres,
S’envolent dans
les toits, ces firmaments,
Et pareils à des
soleils de ciment,
Leurs yeux
reluisent dans les ténèbres ;
Chétifs, sans
nourriture et sans maître,
D’étranges chats
miaulent dans les couloirs
Et dans l’éternelle
nuit font voir
Leurs dos
maigres, qui sont tout leur être ;
Des miroirs
profonds comme des ondes,
Bien que
personne ne soit devant eux,
Font apparaître
des femmes aux yeux creux
Et des
vieillards dont le regard gronde ;
Des statues
décapitées, toutes nues,
Aussi blanches
que l’aurore et le jour,
Marchent
patiemment, avec un bruit sourd,
Dans le néant
comme dans une rue ;
Des créatures
invraisemblables
Se cachent,
pareilles aux amants surpris,
Dans l’ombre,
pour faire pousser des cris
Aux âmes des
rêveurs inconsolables.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 30 décembre 2019
La fermeture du cauchemar
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