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ciment tragique
Derrière ces
épais murs de ciment
Qui semblent
aussi grands que des montagnes,
Chacun cache ses
plus sombres tourments,
Et son âme gémit
dans son bagne.
Au vent qui
passe dans le firmament
Chaque fenêtre
raconte une histoire,
Et chaque porte
compte chalamment
Les âmes, comme
on compte les victoires.
Maintes
naissances, maintes solitudes,
Sont derrière
ces nuages urbains,
Et des beautés
qui comme d’habitude,
Telle Artémis
aux bois prennent leur bain ;
La vie allume sa
petite flamme
Dans les
appartements et les maisons
Qui font sentir
la chaleur des âmes
Aux passants
divers des quatre saisons,
Les murs sont
impassibles et sont vivants
Et ils sont
faits des douleurs muettes,
Ces spectres qui
les habitent en rêvant,
Ces mélodies
terribles et fluettes
Qui des rues
emplissent le grand néant
Chaque fois plus
grand quand l’homme passe,
Et le gouffre
sous nos pas béant
Qui se nourrit
de nos âmes lasses.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 27 décembre 2019
Ciment tragique
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