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La création aveugle
Dans ce monde
qui nous remplit d’effroi,
Tout sans raison
diminue et croît,
L’arbre cassé
par la tempête et l’herbe
Qui reluit dans
les champs, fraîche et superbe.
Où va la mer aux
ondes sans répit ?
Quand le soleil
vient gonfler les épis,
Quel chemin
prend-t-il, dans le ciel immense ?
Où se cache l’orage
sans clémence
Après avoir
grondé, brisé, détruit ?
Pourquoi l’arbre
appesanti de ses fruits
Les fait-il
tomber, pourris, dans l’abîme ?
Que veulent les
paysages sublimes ?
Tout cela est
absurde, hélas, et vain !
Avec ses
montagnes et ses ravins,
La nature est
grande et imbécile,
Le sein toujours
plein de lait et fertile,
Elle enfante
seulement pour enfanter,
L’homme par sa
sève et épouvanté
Et entre, chaque
fois qu’il la contemple,
Dans un
incommensurable temple
Aussi chaud que
le soleil et le sang,
Empli de parfums
envoûtants, d’encens
Et de statues de
la Callipyge,
Qui lui donnent
le même vertige.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 9 octobre 2019
La Création aveugle
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