mercredi 11 septembre 2019

Vaste deuil

vaste deuil 

Comme la mer porte ses ondes,
Mouvante et immense sueur,
Tout mortel porte dans son cœur
Un peu de la nuit de ce monde.

Les jours vont comme des êtres
Dans la vie, qui est leur chemin,
Et sur les rêves des humains
Marchent en conquérants et maîtres,

L’heure au pied ailé s’envole,
Oiseau folâtre de l’azur
Qui cherche des printemps plus purs
Comme Charon ses oboles,

Par la vie, cette vieille femme,
Les souvenirs sont oubliés,
Et les visages pétrifiés
Sont fragiles comme des âmes.

Pareil à un linceul énorme,
Le passé nous appesantit,
Et l’abîme nous engloutit
Et efface toutes les formes.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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