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les trésors noyés
La douce mer à
la mer pareille,
Comme un cœur de
souvenirs et d’amour,
Est emplie de
trésors et de merveilles
Qui reluisent
sous les rayons du jour.
À son fond
maintes riches épaves
Rêvent et
dorment d’un éternel sommeil
Sur les crânes
de leurs marins braves
Morts dans la
tempête et loin du soleil,
Les pesants
colliers des demoiselles
Et les bagues
lourdes des messieurs
Sont jetés, mais
les souvenirs ont des ailes
Et s’envolent,
malgré tout, vers les cieux ;
L’or pétrifié
que cachent les ondes
Raconte des
histoires sans fin
Que la vieille
mer murmure au monde
Sans se rappeler
les noms des défunts.
Des billets d’amour
elle efface l’encre
Qui noircit ses
beaux flots comme une nuit,
Mais chaque fois
qu’on y jette l’ancre
Quelque chose d’éternel
reluit
Dans ses
mystiques profondeurs noires,
C’est le rêve
immense de ses noyés
Éphémère comme
la mémoire,
Sous la pierre
et sous le sable ployé.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 13 septembre 2019
Les trésors noyés
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