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la fleur sale
Sur le trottoir
gris comme un ciel d’automne,
La fleur frêle
qui peine à s’épanouir
Voit passer les
saisons monotones
Et les jours
dangereux s’alarmer et fuir.
Aussi
poussiéreuse qu’un vieux livre,
Tous ses pétales
sont décolorés,
Et il lui reste
peu de temps à vivre
Dans notre monde
vain et abhorré ;
Le vent va
souffler ce soir, peut-être,
Et pour elle c’est
sans doute la fin,
Le monde va
ouvrir ses fenêtres
Et emportera son
faible parfum ;
La pluie ouvre
comme une grande porte
L’abîme hideux
pour elle sans raison,
Elle n’est pas
grande, elle n’est pas forte,
Et pourtant, il
faut quitter la maison ;
Le passant qui
ne la voit point et passe
Va bientôt la
piétiner sans merci
Et écrasera
cette âme lasse
Qui gémira sous
ses pas sans merci.
C’est le destin
de tant de pauvres choses
Sans force, sans
beauté et sans valeur.
Le monde est
plein de ces viles roses
Et la nature de
ces sombres fleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 26 septembre 2019
La fleur sale
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