|
La farce académique
Ô contemplez-le,
il est si savant !
Il a compté
toutes les voyelles
De Baudelaire,
dans ses vers trouvant
Des choses
mystérieuses et rebelles ;
Content d’avoir
compris le sens de l’Art,
L’autre a fait
un livre sur les virgules
De Racine, en
étudiant son regard,
Et se prend
désormais pour Hercule ;
Un autre érudit
a bien travaillé
Sur toute la
poésie hugolienne,
Et a démontré,
sans être raillé,
Que du Gouffre
les images lui viennent ;
Un Monsieur,
content de ce qu’il a fait,
A écrit sur la
notion de l’être
Et sur la
présence des portefaix
Chez de nombreux
artistes et maîtres.
Ils ont tous
écrit des livres pesants
En mangeant tous
les jours de viles pâtes,
Prétentieux portant
des titres luisants
Qui eussent fait
honneur à Socrate,
Ils sont devenus
d’illustres Docteurs
Et les tutoyer
est un blasphème,
Petits lecteurs
fervents d’un seul auteur
Et éternels
répéteurs du même.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 15 septembre 2019
La Farce académique
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: