|
les douze CŒURS
Un vieux calife
avait douze femmes
Jeunes et belles
comme des âmes
Chez lesquelles
il entrait avec le soir
Et comme un
enfant, allait s’asseoir
Afin d’écouter
leurs longues histoires.
Quand la nuit
commençait à être noire,
Son cœur
commençait à être amoureux,
Il les possédait
et était heureux
Et n’était
jamais jaloux ou injuste.
Elles l’accueillaient
comme un père auguste
Bien qu’en
vérité il fût leur amant,
Et le monarque,
grand comme le firmament,
Faisait reluire
ces douze étoiles
Qui en le voyant
jetaient leurs voiles
Et pour lui
faire perdre la raison,
Ainsi que la
porte d’une maison
Ouvraient leurs
yeux derrière les nuages.
Toutes ces
fleurs qui avaient des visages
Portaient des
noms poétiques et beaux
Et poussaient
doucement près du tombeau
Du calife épris
de ces beautés frêles
Dont la jeunesse
était pourtant cruelle,
Douze comme les
mois, l’amour content
Étant aussi
éternel que le temps.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 20 juin 2019
Les douze cœurs
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: