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le cerf fantomatique
Tous les soirs,
dans la forêt immense,
Un cerf
majestueux passe en courant,
Silencieux comme
un homme qui pense,
A la fois effaré
et effarant.
Un fumée sort de
ses narines
Comme s’il
brûlait de l’intérieur,
Il va dans la
forêt et l’illumine,
Spectre formidable
venu d’ailleurs !
Ses bois
compliqués sont couverts de mousse,
Sur son dos une
seule étrange fleur,
Comme sur un
tombeau délabré pousse
Et du gouffre noir
a la couleur ;
Le seul bruit qu’on entend à son passage
Est celui de l’herbe
et celui du vent,
Avec sa barbe il
ressemble à un sage
Qui contemple la
nature en rêvant ;
Rien ne le
perturbe et rien ne l’arrête.
Aussi impassible
que le Destin,
Tout tremble de
cette sombre bête
Qui sort de la
nuit et fuit les humains.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 3 juin 2019
Le cerf fantomatique
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