lundi 3 juin 2019

Le cerf fantomatique

le cerf fantomatique

Tous les soirs, dans la forêt immense,
Un cerf majestueux passe en courant,
Silencieux comme un homme qui pense,
A la fois effaré et effarant.

Un fumée sort de ses narines
Comme s’il brûlait de l’intérieur,
Il va dans la forêt et l’illumine,
Spectre formidable venu d’ailleurs !

Ses bois compliqués sont couverts de mousse,
Sur son dos une seule étrange fleur,
Comme sur un tombeau délabré pousse
Et du gouffre noir a la couleur ;

 Le seul bruit qu’on entend à son passage
Est celui de l’herbe et celui du vent,
Avec sa barbe il ressemble à un sage
Qui contemple la nature en rêvant ;

Rien ne le perturbe et rien ne l’arrête.
Aussi impassible que le Destin,
Tout tremble de cette sombre bête
Qui sort de la nuit et fuit les humains.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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