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les affres de la nuit
La nuit est
venue. Tout semble maintenant loin,
Aussi loin qu’un
souvenir confus de jeunesse ;
Dans la rue se
répand la sale odeur des joints,
Des cuisines
mortes et de ce qu’on y laisse.
Je sens tous les
relents de la solitude
Du vieillard
oublié de ses fils sans merci,
De tout ce qui
souffre comme d’habitude,
Du jeune homme amoureux
dont le cœur s’endurcit,
De la misère
humaine et des grands sentiments !
Je vois le
remuement de ces vies obscures
Cachées tous les
soirs dans de petits appartements
Comme on
cacherait une maladie impure !
Je peux voir,
derrière ces vaines persiennes
Et qui ne
cachent rien à mes yeux tout-puissants,
Les plaies que l’on
ouvre et les douleurs anciennes,
Les nuées de
soupirs et les flaques de sang,
Et j’entend,
mais en vers, tous les gémissements
Qui viennent à
moi comme de pâles prières
Et crient dans
mon esprit ou me parlent doucement
Et s’en vont
dans le ciel, ténébreuses lumières.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 7 mai 2019
Les affres de la nuit
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