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la forme de la lumière
Le soleil entre
par le trou de la serrure
Et il devient
notre chambre et notre maison,
Enfermé pour
avoir rayonné en prison
Comme si nous l’avions
banni de la nature ;
La lune bleue
reluit dans les sombres nuages,
Œil ouvert de la
nuit fixant la création
Et qui devient
nos yeux et toutes nos passions
Quand dans le
firmament notre cœur voyage ;
Le flambeau s’enflammant
comme d’habitude
Du silence brûlé
a la tranquille odeur ;
Quand il s’épanouit
comme une nocturne fleur
A la forme de
nos vastes solitudes ;
Comme la vaste
mer le phare est sans bornes,
Tous les flots à
la fois, il est tous les écueils,
Il n’est pas le
rivage, il est la mer en deuil
Qui remplit
jusqu’au bord les infinis mornes ;
L’électricité
est captive de la lampe
Qui l’accable de
ses fers pesants et radieux ;
Elle y va mourir
sans jamais aller aux cieux,
Condamnée qui
dans son cachot se meut et rampe !
Chaque chose
ici-bas est ce qu’elle éclaire,
La lumière est
aussi tout ce qu’elle contient,
Elle est l’infini
et le néant, tout et rien,
Le diamant posé
sur l’aile de la Chimère !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 12 avril 2019
La forme de la lumière
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