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L'apologie de la cigarette
Nous la
consumons, elle nous consume,
La cigarette
brûle en souriant ;
Je suis heureux
de penser, quand je fume,
Qu’elle me
rapproche de mon néant.
Sa fumée, encens
jeté dans l’abîme,
Parfume le
temple blanc de la Mort,
Et nous sommes
ses prêtres sublimes
Qui l’adorons
sans répit ni remords !
Elle nous
remplit comme une pensée
Jusqu’au bord du
cœur, du corps, de l’esprit,
Jusqu’au moment
où, de la vie lassée,
Elle meure
tandis qu’elle sourit !
Son poison se
répand dans nos veines
Comme un
ruisseau qui coule lentement,
Comme nous elle
est chétive et vaine,
De la vie se
désolant tristement
Avant que nous
ne l’écrasions, débile,
Avec ses sœurs
dans le grand cendrier !
Nous l’embrassions
pourtant, âmes viles,
Et elle meurt
sans gémir, sans prier !
Aucun ami,
pourtant, aucune femme,
Ne se
sacrifieront ainsi pour nous ;
Ô cigarette,
objet de notre flamme,
Sans toi nous
deviendrions tristes et fous !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 13 avril 2019
L'apologie de la cigarette
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