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nuit infinie
Comme une
chauve-souris énorme,
La nuit qui
fascine et qui alarme
Ferme ses ailes
sur le ciel en deuil,
Roides comme les
planches d’un cercueil,
Et éteint le
soleil sans lumière
Ainsi qu’une
bougie d’anniversaire
Dont la fumée est
un étrange encens
Qui attire maints
monstres puissants,
Maintes improbables
créatures
Et des choses
indicibles et obscures
Qui nous
tourmentent sans mots et sans bruit !
Comme un vieil
arbre de ses lourds fruits,
Elle est
appesantie de ses mystères
Et de ses
spectres errants et austères
Qui s’en vont,
décrépits et abhorrés,
Et couverts de
leurs linceuls déchirés !
Douce aux sages,
cruelle aux misérables,
La nuit est une
encre formidable
Qui noircit les
pages du monde écrit
En lettres
sombres, et qui nous sourit
Aussi impassible
que la Joconde,
Mer sans ports,
sans vaisseaux et sans ondes
Qui ferait
mourir Ulysse et Jason
Et cache
Pénélope et la Toison.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 4 mars 2019
Nuit infinie
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