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Les pleurs d'une bougie
La bougie, seule
dans l’ombre,
Comme la veuve
et l’orphelin,
Pleure des
larmes sans nombre
Dont son œil
lumineux est plein.
Elle pleure des
larmes blanches
Comme les ailes
d’un oiseau
Chantant, le
soir, sur sa branche,
L’aile cassée et
le chant beau,
Blanches comme un
fleuve de lait
Qui inonde toute
la vie,
Blanches comme
la neige l’est,
Du doux soleil
jamais suivie !
Jusqu’à la mort
se consommant,
Jusqu’à sa
dernière larme,
Elle s’épuise
doucement
En versant ses
pleurs informes
Qui tombent sur
la pâle joue
De la sénile Éternité
Qui fait
sereinement la moue
Et contemple
avec vanité
Cette pauvre
bougie mourante
Qui éclaire d’autres
mourants
Avec sa lueur
errante
Qu’essoufflera
le vent errant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 2 juillet 2018
Les pleurs d'une bougie
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