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RE-hymne à la mort
D’après le poème « Hymne à la mort » de Victor
de Laprade (1812-1883) duquel je ne garde ici que la première strophe
Pourquoi, vous
qui rêvez d’unions éternelles,
Maudissez-vous
la mort ?
Est-ce bien moi
qui romps des âmes fraternelles
L’indissoluble
accord ?
Est-ce moi qui
vous rend inconstants et volages ?
Non, ce sont vos
péchés !
Vous êtes aussi
durs que le marbre sans âge
Sous la terre
caché !
Je suis, en
vérité, pure et nécessaire,
Et mes linceuls
anciens
Sont ce qu’il y
a ici-bas de plus sincère ;
Les riches, les
vauriens,
En sont couverts,
comme les rois et les esclaves.
Ne me maudissez
pas !
Je ne sais pas qui
est lâche et qui est brave,
Qui est heureux
ou las !
Je viens à vous,
mortels. Quand votre heure sonne,
Je vous dis :
« C’est fini »
Et sans regarder
la récolte, je moissonne.
La vie vous
désunit,
Mais moi, dans l’abîme,
tous je vous rassemble,
Vous y êtes tous
nus ;
Homme, tu meurs
sans rien, en t’en allant tu trembles
Comme tu es
venu.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 24 juillet 2020
Re-Hymne à la mort
mercredi 5 avril 2017
La Maüsethrum de Bingen
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La maüsethrum de bingen
Victor Hugo, La Tour des rats (1847)
Comme un phare dans une mer sombre
Qui jette les vaisseaux sur les écueils,
Portant son éternel habit de deuil,
La Tour endormie rêve dans l’ombre ;
Terrifiant et ténébreux mirage,
On y entend les plaintes des esprits
Des misérables qui y ont péri,
Ensevelis dans le linceul des nuages.
Jadis, le terrible Hatto de Mayence,
Abbé de Fuld, homme avare et mauvais
Qui en commettant son forfait rêvait,
Y enferma des hères sans défense ;
Comme la grève de grains de sable
Ses réserves étaient remplies de blé,
Ils avaient faim, mais ils avaient troublé
Son repos avec leur air misérable.
Que fit alors ce gueux ? Dans une grange
Il enferma, bétail las de marcher,
Ces pauvres assaillis par ses archers,
Et aux lèvres un sourire étrange,
Les fit brûler et leur dit, du supplice
Content : « Entendez-vous les rats siffler ? »
Qui vinrent, comme s’il les eût appelés,
Le dévorer vivant, sombre milice.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 19 mars 2017
La Mort de Messaline
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LA mort de messaline
François Victor Eloi
Biennourry, La Mort de Messaline
(1850)
Pâle
et accablée d’injures,
Sombre
victime de l’Amour,
Messaline,
belle et impure,
Se
souvient de ses radieux jours.
Caressant
les bêtes errantes,
Consumée
par mille chaleurs,
La
courtisane chavirante
Allait
enivrée par les fleurs,
Assaillie
par toutes les flèches
De
Cupidon toujours vainqueur,
La
gorge éternellement sèche
En
entendant battre son cœur !
Les
lèvres roses et tremblantes,
Elle
embrassait ses propres mains
Marchant
dans les vapeurs troublantes
Et
le brouillard des vins romains,
Par
tous les vents d’amour brisée,
Raillant
comme les conquérants
Claude
à la vigueur épuisée
Et
dans l’ombre de Rome errant !
Pour
la frapper avec son glaive
Le
soldat impassible attend
L’ordre,
et Messaline rêve,
Courroucée
et le cœur content.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 11 décembre 2016
Cosette
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cosette
Émile-Antoine Bayard, Illustration pour Cosette (1862)
Pieds
nus sous la pluie cruelle
Qui
lui fera des bleus partout,
Tenant
un balai plus grand qu’elle,
Cosette,
opprimée par la toux,
Domestique
frêle et rose,
Vêtue
d’un éternel haillon,
Enfant
devenue une chose,
Soupire
loin des rayons !
Son
horrible maigreur rappelle
Celle
d’un chien mal nourri,
Avant,
pourtant, elle était belle,
Jeune
fruit tombé qui pourrit !
Elle
craint tous les adultes
Et
n’ose parler qu’en tremblant
Du
bâton ou de l’insulte
Qui
brisent son petit corps blanc ;
Elle
souffre comme une femme,
Esclave
de la Thénardier,
Marâtre
sombre et infâme,
Et
veut jouer et étudier
Comme
on le fait à son âge ;
Son
supplice va-t-il finir ?
Elle
croit voir dans l’orage
Fantine,
sa mère, revenir.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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Mohamed Yosri Ben Hemdène
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