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cosette
Émile-Antoine Bayard, Illustration pour Cosette (1862)
Pieds
nus sous la pluie cruelle
Qui
lui fera des bleus partout,
Tenant
un balai plus grand qu’elle,
Cosette,
opprimée par la toux,
Domestique
frêle et rose,
Vêtue
d’un éternel haillon,
Enfant
devenue une chose,
Soupire
loin des rayons !
Son
horrible maigreur rappelle
Celle
d’un chien mal nourri,
Avant,
pourtant, elle était belle,
Jeune
fruit tombé qui pourrit !
Elle
craint tous les adultes
Et
n’ose parler qu’en tremblant
Du
bâton ou de l’insulte
Qui
brisent son petit corps blanc ;
Elle
souffre comme une femme,
Esclave
de la Thénardier,
Marâtre
sombre et infâme,
Et
veut jouer et étudier
Comme
on le fait à son âge ;
Son
supplice va-t-il finir ?
Elle
croit voir dans l’orage
Fantine,
sa mère, revenir.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 11 décembre 2016
Cosette
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 27 juillet 2015
Conte: Le petit teigneux (Partie IV)
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CONTE: LE PETIT TEIGNEUX (PARTIE iv)
IV. Dans quelles circonstances le petit teigneux
devint l’heureux époux de la fille du roi
Comme un seigneur, le roi reçut son
visiteur.
« Qui êtes-vous ? Qui sont de
vos jours les auteurs ? »
Lui demanda-t-il. « Je cours les
aventures,
Répondit le garçon, Bayard est ma
monture. »
Et cette réponse suffit au roi surpris
Qui le prit pour un homme de courage et
d’esprit
Et l’invita à un grand bal le soir même.
Le garçon dansa fort bien et sans
problème,
Et avec beaucoup de grâce il pouvait
valser
Car il avait sa clef charmée, sans
compulser.
Bien éblouie, la fille du roi vint lui
dire
En lui montrant doucement son plus joli
sourire :
« Je veux danser avec vous. »
Tous les deux contents,
Ils dansèrent si bien alors et si
longtemps
Que du petit teigneux la princesse
heureuse,
Lorsque finit le bal, devint amoureuse.
Elle lui dit, pourtant : « Seigneur,
j’aimerais savoir
Pourquoi vous ne quittez jamais votre
mouchoir. »
Et le petit teigneux répondit : « Princesse,
Pour ne rien vous cacher seule je vous
confesse
Que ma tête me rend différent des
mortels. »
« Comment cela ? » « Sachez
que mon destin est tel
Que ma tête, noble princesse, est d’or
faite. »
Elle l’en aima plus. A la fin de la
fête,
Le roi, qui ne voulait pas sa fille
affliger,
De la marier à son amant fut obligé
Et à leurs amours il ne fut point
rebelle.
Les noces, croyez-m’en, furent des plus
belles,
Tous y furent invités ; on y but du
bon vin,
Et les quatre convives y mangeaient
comme vingt ;
Quant au cheval Bayard, dans cette
brasucade,
Il marchait en tête pendant la cavalcade.
[FIN DU CONTE: LE PETIT TEIGNEUX]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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dimanche 26 juillet 2015
Conte: Le petit teigneux (Partie III)
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CONTE: LE PETIT TEIGNEUX (PARTIE III)
III. Comment le petit teigneux fut sauvé de la mort,
et ce qu’il fit pour qu’on le laissât entrer au palais du roi
Sans que son cœur mauvais n’en fût
importuné,
La châtelaine fit jeter l’infortuné
Dans un puits plein d’or et de fer qui
ébullissent.
Le garçon, qui tremblait de cet affreux
supplice,
Invoqua son cheval : « Bayard,
ô mon ami !
Sauve-moi de ce puits où le destin m’a
mis ! »
Et Bayard accourut, bienveillante bête,
Et sauva le petit teigneux dont la tête
Devint d’or, riche alors qu’on l’avait
empiégé.
Voyant cela, Bayard dit à son protégé :
« Couvre-toi la tête, ou pour faire
fortune
On te la coupera en une nuit opportune,
Avec ce grand mouchoir qui la cache aux
larrons. »
Lorsque le jeune homme eut caché son
mascaron,
Il s’enfuit du château à toute vitesse.
Content d’avoir quitté sa sinistre
hôtesse,
Il arriva devant le palais du roi.
Il frappa à la porte en cachant son
effroi :
« Pan ! pan ! pan ! » « Que
veux-tu ? » « Etre domestique ! »
« Tu es laid et aussi maigre qu’un
moustique,
C’est d’hommes forts qu’on a besoin. »
Et on ferma
La porte au nez du jeune homme qui s’alarma,
Pleura, se lamenta et invoqua encore
Bayard qui vint, aussi radieux que l’aurore,
Et qui dit au garçon, doux et d’or
harnaché :
« Que veux-tu, mon garçon ? Pourquoi
es-tu fâché ? »
« Je voudrais travailler, mais on
me le refuse. »
« Nous allons employer ensemble une
ruse :
Monte sur moi, cette lance que tu
prendras,
Frappes-en la porte ; quand on te
répondra,
Au lieu de leur dire qui tu es, insiste
Pour entrer. Fais ce que je dis, ne sois
point triste. »
Le teigneux obéit et arriva buter
La porte du château et la persécuter
Aves sa lance : « Pan !
pan ! Ouvrez la porte ! »
« Qui êtes-vous, seigneur ? » « Ouvre !
que t’importe ? »
Et le portier qui vit le riche
harnachement
Du cheval, et la lance en trembla
gauchement
Et il laissa entrer le visiteur étrange
Qu’il prit pour un seigneur que patienter
dérange.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 25 juillet 2015
Conte: Le petit teigneux (Partie II)
CONTE: LE PETIT TEIGNEUX (PARTIE II)
II. Le prodige qu’accomplit le petit teigneux, et ce
que lui fit la méchante châtelaine
Le seigneur du château, deux jours
passés, tomba
Malade, et à son mal bientôt il
succomba.
Ce malheur qui frappa soudain la
châtelaine
Rendit son âme sombre et de tristesse
pleine
Et la désespéra, ne voulant plus songer,
Constamment éplorée, à boire ou à
manger.
Notre petit teigneux dont l’âme est si
bonne
Lui dit : « Ne pleurez
plus, car je peux, patronne,
Ressusciter maintenant votre défunt
mari,
Votre cœur de sa mort ne sera plus
marri. »
« Le ressusciter ? Mais
comment vas-tu le faire ? »
« Pour vous mentir je ne suis point
téméraire,
Je possède une clef qui fait ce que je
veux. »
« Eh bien ! j’espère que tu n’es
pas un verveux
Qui croit ressusciter les morts. Si tu
me railles,
Je vais te châtier comme la bélîtraille,
Et on te chassera d’ici comme un vilain. »
Il toucha le mort et dit : « Monsieur
le châtelain,
Ressuscitez. » Comme les petits qui
dorment,
Et alors que de son trépas on s’alarme,
Devant les yeux éblouis autant qu’épouvantés,
Retrouvant sa vigueur et en bonne santé,
Voilà qu’il se lève, calme, et qu’il
regarde,
Etonné de cette compagnie pleurarde.
Désirant posséder la clef aux grands
pouvoirs,
La châtelaine appela petit teigneux, le
soir,
Et lui dit : « Grâce à
toi et à ta clef charmée
Je ne suis plus, teigneux, comme avant
alarmée.
Vends-la-moi. » « Non, jamais. »
« Tu auras mille écus,
Dans la misère tu as fort longtemps vécu
Et tu vas t’enrichir pendant toute ta
vie. »
« Ma clef ne me sera pas, madame,
ravie,
Fût-ce pour tout l’argent qu’il y a dans
l’univers.
Bayard me l’a donnée, et je serais
pervers
De vendre ce présent, même pour l’or du
monde. »
« Tu me désobéis ? Petit
garçon immonde !
Vends-la-moi, ou tu ne verras plus l’horizon,
Et jusqu’à ta mort tu resteras en prison. »
« Jamais je ne vendrai chose si
précieuse. »
La femme du seigneur, de ce refus
furieuse,
Appela ses valets et dit : « Le
petit teigneux
M’a insultée ; jetez ce fripon
dédaigneux
Dans un puits bien profond, qui sera sa
demeure
Et qu’il ne quittera point jusqu’à ce qu’il
meure. »
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 24 juillet 2015
Conte: Le petit teigneux (Partie I)
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CONTE: le petit teigneux (PARTIE i)
I. Ce que fit le petit teigneux, chassé par son
père, et ce que lui dit le cheval Bayard
Le petit
teigneux fut un si laid garçonnet
Que tout le
monde de sa laideur s’étonnait
Qui dans son
village devenait illustre.
Un jour son père
vint lui dire, vieux rustre
Qui maltraitait
son fils, le cœur sans affection,
Et l’appelait
son faix et sa malédiction :
« Des
petits garçons tu es le plus immonde !
Je ne veux plus
te voir ; va-t’en par le monde
Gagner ta vie
sur les toits ou dans les palais
En devenant
larron si tu peux ou valet. »
Le garçon, sans
rien dire à son père injuste,
Le soir même
quitta, obéissant, la fuste ;
Il arriva à un
château le lendemain
Et il frappa à
la porte, las du chemin :
« Que
voulez-vous ? » « Je veux être domestique. »
« Vous êtes
bien laid et maigre comme un moustique,
Mais entrez,
nous avons besoin d’un soigneur
Pour soigner les
bêtes de notre seigneur. »
Le jour suivant,
on lui dit : « Fais ce qu’on demande :
Prends ce foin
que voici ainsi que cette viande
Et nourris-en le
lion ainsi que le cheval
Qui a été en
train de paître dans le val. »
Et le petit teigneux
donna pour nourriture
Du foin d’abord
à la farouche créature
Au lieu de la viande,
qu’il donna avec soin
Au cheval qui
lui dit : « Mais je n’ai point besoin
De viande. Mon
petit, tu es bien étrange !
Donne-moi ce bon
foin alors, que je mange. »
Et le petit
garçon le lui donna et dit :
« Je ne
suis point encor domestique érudit.
Excusez-moi,
monsieur le cheval, pour la peine
Que je vous ai
causée. » « Que ton âme est bonne !
Je te pardonne et
je vais te récompenser :
Je te donne cette
clef ; tu n’as qu’à penser
A tout ce que tu
veux pour que tu l’obtiennes.
Tu m’appelleras
si tu veux que je vienne,
Rappelle-toi mon
nom : je m’appelle Bayard,
Je t’aiderai et
je ne serai point fuyard. »
Le garçon
remercia Bayard, qui revint paître
Et qui de son
valet bon fit son bon maître.
[A SUIVRE]
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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