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La mort de charles bovary
Charles Léandre, La mort de Bovary (1931)
Sur son banc où il rêve d’elle,
De son Emma infidèle
En tenant, rêveur et baveux,
Une mèche de ses cheveux,
Charles a cessé de vivre.
Jusqu’au tombeau il veut suivre
Celle qui l’a ruiné, haï,
Celle qui l’a pourtant trahi
Et qui rêvait de Tolèdes
Et a trouvé sa fille laide
Car dans son doux corps impuissant
Il y avait l’odeur de son sang !
Enivrée de tous les fastes,
Paris était bien plus vaste
A ses yeux que tout l’univers,
Elle voulait que de beaux vers
Fussent chantés à sa gloire.
La Mort est venue, grande et noire.
Le rêve l’a tuée. L’amour
A tué Charles, tous les jours
Pleurant sa défunte femme,
Et comme un parfum, son âme
Mouillée de ses tragiques pleurs
S’est envolée parmi les fleurs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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samedi 11 mars 2017
La mort de Charles Bovary
vendredi 18 novembre 2016
La mort de Madame Bovary
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La mort de madame bovary
Albert Fourié, La mort de Madame Bovary (1883)
La douleur montant dans son âme
Comme un soleil sombre, tremblant,
Charles soupire en contemplant
Ce cadavre, qui fut sa femme !
C’est elle, Emma ! Cette chose
Empoisonnée, horrible à voir !
La Mort a donc fait son devoir
En enténébrant ses joues roses !
Il se dit avec colère,
En voyant ses pâles couleurs :
« C’est cet aveugle de malheur
Qui l’a tuée ! », et espère
Qu’elle ouvrira ses yeux que ferme,
Portes du néant, le Trépas !
Elle ne les ouvrira pas !
Le pauvre pleure mille larmes
En songeant qu’elle, sa chérie,
Ira, loin de ses yeux, pourrir,
Et que les vers vont se nourrir
De sa chair de grâces pétrie !
Le prêtre et le médecin dorment,
Eux, sans douleur et sans remords,
Valets terribles de la Mort
Qui ronflent et dont les yeux se
ferment.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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