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théophanie Et lorsqu’il s’en approcha, une voix lui cria : « Ô Moïse ! En vérité, je suis ton Seigneur : ôte tes souliers, tu es dans la vallée sainte de Thoua. » (Coran, 20, 11-12) Avec sa femme et son fils qui venait de naître Bravant la froide nuit d’un hiver sombre et traître, Moïse allait sans but, dans le désert sans fin, Et avait perdu la quiétude et le chemin. Il voit soudain une lueur qui étincelle Et dit à sa femme : « Il y a un feu qui m’appelle, Je nous apporterai, si je peux, un tison, Ou il nous guidera sous ce noir horizon. » Il s’en approche et il entend la voix divine Sortir d’un arbre vert que le feu illumine : « Moïse, je suis ton dieu. Ôte tes souliers, Cette vallée sainte où tu poses le pied C’est Thoua. Je t’y ai conduit et t’y arrête, Je t’ai élu, Moïse, et tu es mon prophète, Écoute donc ce que je vais te révéler : Je suis le seul vrai dieu. À m’adorer zélé, Tu dois toujours louer mon nom dans tes prières. L’heure du Jugement dont je sais le mystère Viendra ; toutes les âmes et toutes les nations Récolteront alors les fruits de leurs actions. N’écoute point celui qui nie l’heure sans date, Car tu en périrais. Qu’as-tu à la main droite ? » Moïse répond : « C’est mon bâton, Seigneur, Sur lequel je m’appuie, et qui me sert, d’ailleurs, À nourrir mon troupeau quand il est volage, Et il me sert encore à d’autres usages. » « Jette-le, Moïse », sur la terre rampant, Le bâton se transforme aussitôt en serpent. Le Seigneur alors dit : « Saisis-le sans alarmes, Il reprendra bientôt sa première forme. Porte la main dans ton sein, pour qu’elle soit Blanche, sans aucun mal, autre signe de moi. Va à Pharaon, ce tyran qui afflige, Afin de lui montrer tous mes grands prodiges. » « Rends-moi patient, Seigneur, aide-moi dans le bien, Dit Moïse, et de ma langue délie le lien, Seconde-moi avec un conseiller, mon frère Aaron, qu’il m’assiste dans ce que je dois faire, Pour que nos voix te louent, ainsi que notre cœur, Car nous savons que tu nous vois, ô Seigneur ! » Dieu répond : « Comme les vœux de ta mère, J’exaucerai tes vœux. Elle était bien amère Quand je lui commandai de jeter dans les flots Ton berceau, mais j’ai pris pitié de ses sanglots Et je lui ai rendu son enfant qu’elle aime. Tu vins ici car je t’ai formé pour moi-même. Parlez à Pharaon de moi avec douceur, Dites-lui : nous sommes les hérauts du Seigneur, N’opprime pas les fils d’Israël, qu’ils soient libres, L’impie endurera les tourments les plus sombres ; Que la paix soit avec celui qui a la foi. |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 15 novembre 2020
Théophanie
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