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salomon et la reine de saba Salomon parcourt de l’œil l’armée des oiseaux, et leur dit : « Pourquoi la huppe n’est-elle pas ici ? Est-elle absente ? Je la punirai sévèrement ; elle n’évitera pas la mort, si elle ne me donne une excuse légitime. » (Coran, 27, 20-21) Quand il eut compté des oiseaux les troupes, Salomon s’écria : « Où est donc la huppe ? Si elle a manqué sans raison à mon appel, Je lui infligerai un châtiment cruel, Rien ne la sauvera de sa mort prochaine. » « Je reviens, roi, avec des lumières certaines De Saba, répondit l’oiseau, qui bientôt vint. Son peuple a une reine au pouvoir souverain Et qui a un trône grand et magnifique. Or au lieu d’adorer le Dieu unique, Ils y adorent tous le soleil radieux. Satan a embelli leurs œuvres à leurs yeux Et les a détournés du sentier véritable, Car ils n’adorent pas le Dieu vénérable Qui sait – on ne peut rien cacher au Seigneur – Tous les secrets des cieux, de la terre et du cœur ! Allah est le seul dieu, au Trône sublime. » Salomon, qui était puissant et magnanime, Dit à la huppe, sans avoir l’air irrité : « Nous verrons si tu nous as dit la vérité. Va-t’en, en notre nom, afin de remettre À la reine et à son peuple, cette lettre. Attends leur réponse en te tenant à l’écart. » La reine dit à ses courtisans : « De la part De Salomon, qui est un roi redoutable, Je viens de recevoir une lettre honorable : Au nom du dieu clément et miséricordieux, Obéissez-moi, ne soyez pas séditieux, Y lit-on, et croyez au dieu véritable. » La reine demanda à sa cour innombrable : « Que me conseillez-vous, seigneurs de ma cour ? Je ne déciderai rien sans votre concours. » « Nous sommes forts et nous avons du courage, Répondit-on. Nous ne sommes point volages, Nous obéirons, reine, à ton commandement. » La reine de Saba réfléchit un moment Et dit : « Quand les rois prennent une ville sereine, Tout obéit à leur puissance souveraine, Ils la saccagent et y sèment la destruction Et asservissent ses seigneurs sans compassion. C’est ce que les rois font toujours sur la terre. Je vais offrir, afin d’éviter la guerre, À Salomon un grand présent, digne de lui. Attendons sa réponse en voyant l’or qui luit. » La reine de Saba voulait ainsi lui plaire. À ses ambassadeurs il dit avec colère : « Vous osez m’envoyer de l’argent et de l’or ! Les bienfaits de Dieu sont plus grands que vos trésors : Retournez à votre reine bien-aimée, Dites-lui que nous lui enverrons des armées Si puissantes, qu’elle ne pourra les braver Et que rien sur terre ne pourra la sauver ! Son peuple deviendra bientôt notre esclave. » Salomon dit à ses génies forts et braves : « Qui de vous peut, avant qu’ils ne viennent soumis Et pour montrer notre force à cet ennemi, M’apporter le trône de la reine ? » Un génie Dont la force aux humains semblerait infinie Répondit : « Salomon, je peux m’en acquitter. Je suis fort et fidèle, et je puis l’apporter Avant que tu te sois levé de ta place. » Un deuxième génie dont le savoir surpasse Celui du premier, dit sans craindre cet écueil : « Moi, je peux t’en rendre maître en un clin d’œil. » Lorsque Salomon vit à ses pieds le trône Il s’écria : « Loué soit Dieu qui me le donne ! Il éprouve ma foi, et il est généreux. Celui qui croit en lui et dit ses louanges Sera sauvé. » Le roi ajouta : « Qu’on change Son trône, et qu’il soit à la reine étranger. Nous verrons, quand son cœur en sera affligé, Si elle est digne de régner et de croire. » Lorsque la reine vint, maintenant sans gloire, On lui demanda : « Ce trône est-il le tien ? » La reine répondit : « Il lui ressemble bien ! C’est peut-être mon trône. » « Entre dans ce palais », Lui dit-on. Les génies, du grand roi les valets, L’avaient construit, sur l’eau, et il était de verre. Elle crut marcher sur des flots, et pour le faire Découvrit ses jambes. Mais Salomon lui dit : « Reine, c’est un palais par mes génies construit : Il est fait de verre, mais tu le crois fait d’eau. Ton présent n’était qu’un inutile fardeau, Nous sommes puissants car Dieu est notre maître. » La reine s’écria : « Au Souverain des êtres, Comme Salomon, je crois ! Son dieu est le mien ; |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 14 novembre 2020
Salomon et la reine de Saba
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